Certains membres du Company Campus ont cédé aux sirènes du standing desk. Suscitant l’intérêt de certains, provoquant l’incompréhension d’autres (voire les railleries), le standing desk semble pourtant avoir convaincu ses disciples.
Tout d’abord intéressons-nous à l’architecture des standing desks “made in Company Campus.”

D’un côté nous avons un modèle imaginé par Julien Durillon. Le jeune hacker a su particulièrement bien réutiliser le mobilier suédois pour réaliser un standing desk “à sa taille” (le Judu est plutôt grand). La surface de travail est assez spacieuse pour accueillir un support ventilateur pour laptop et une tasse. On notera que l’ergonomie est ici poussée à son paroxysme puisque la pose des coudes est possible sur le plan de travail.

Judu a donc créé un standing dek à la fois élégant et fonctionnel, à l’image de son créateur.

De l’autre côté nous avons la réalisation de Kevin Thommy. Une fois encore on sent l’influence scandinave. Après l’appareil photo en carton d’Ikea, préparez-vous à accueillir le standing desk en carton de Monke.
Une partie de l’open space soupçonne un peu de flambe de la part de l’intégrateur. En effet, non satisfait de nous narguer avec sa Cintiq 24” à longueur de journée, Monke a fait le choix vicieux d’utiliser le carton de cette dernière comme standing desk, assènant ainsi d’un gros logo de la marque les malheureux déposant un regard sur sa construction. Plus spartiate, le standing desk de Monke est en revanche plus léger et peut donc facilement être déplacé d’un bout à l’autre du Company Campus .

Monke est le créateur d’un standing desk à la fois ultraportable (les cartons peuvent se plier) et écologique puisque entièrement réalisé avec des matériaux de récupération. Précisons tout de même qu’à l’instant ou j’écris ces lignes, Monke a troqué son écolo-desk pour une version “Judu-like”. Il la trouve cependant un peu trop haute. Les cartons dans l’open space c’est cool…mais ça fait vite junkie-squat.
Quels apports ?
Lorsque l’on voit pour la première fois quelqu’un travailler debout devant son pc, plusieurs hypothèse peuvent germer dans nos esprits de français coincés:
1- Ce mec a besoin de reconnaissance sociale et cherche à imposer un nouveau standard.
2- Ce type vient sans doute de lire un article de GQ sur “Comment avoir la classe au bureau ?” et travailler debout faisait parter des “5 steps” du parfait gentleman-worker.
3- Avant d’être un génial employé de startup, ce malheureux a sans doute bossé dans une des ces grandes boîtes qui traitent leur personnel comme du bétail et a donc pris l’habitude de s’infliger des souffrances extrêmes au travail.

Plutôt que de continuer à faire des suppositions, je suis allé questionner directement les deux intéressés :
- Pourquoi avoir tenté le standing desk ?
Monke: “Je passe mon temps de travail et mes loisirs assis devant un ordinateur… Et depuis un moment je sens bien que je me “papyfie” à vitesse grand V. J’ai testé le standing desk dans l’espoir de ne pas être confié à une maison de retraite avant la trentaine.”
Judu:”Je suis souvent en recherche pour améliorer ma façon de bosser, j’ai lu cette histoire de standing desk, je me suis dit « je vais tester ».”
- Quel est ton bilan ?
Monke: “Super. Après quelques jours, quelques constats :
- je ne me sens plus rouillé.
- moins d’insomnies grâce à une fatigue physique.
- rester debout demande beaucoup moins d’efforts que prévu.
- moins de temps passé devant un écran : quand je bug ou que j’ai besoin d’une pause, au lieu de rester dans mon fauteuil, je me balade …
Je passe au standing desk pour de bon dès que j’ai trouvé un truc à la bonne hauteur … et moins large que la table basse de Judu.”
Judu: “Pour ma part:
- Au bout de 3 jours sans m’assoir, ça tire quand même dans les jambes. Je pense qu’alterner peut être sympa.
- Par contre, je pense qu’au bout d’un moment l’endurance va s’améliorer.
- Effectivement, ce n’est pas si dur que ça de rester debout (les deux premiers jours au moins)
- J’évite l’engourdissement / endormissement en début d’après midi.
- C’est plus facile de bouger quand on en a marre, il n’y a pas à se lever de son fauteuil.”
Les deux protagonistes semblent conquis par le standing desk. Depuis maintenant deux semaines, Judu et Monke travaillent debout. Pourtant ils restent minoritaires. A part quelques rares érudits, le reste de l’open space n’est clairement pas intéressé par le standing desk.
Je pense tout de même que le “chairless” n’est pas possible et qu’alterner les deux positions de travail est indispensable.
Les gars de
Tinkering Monkey l’ont bien compris et proposent une alternative intéressante (et très hype) mais aussi assez onéreuse.
Surtout, un “vrai” standing desk éviterait peut être ce genre de situations:
Adrien C.